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La location à court terme, notamment via Airbnb, est un sujet brûlant au Québec et particulièrement à Montréal. En 2025, les règles se durcissent afin de mieux encadrer cette pratique et limiter ses effets sur le marché immobilier et la qualité de vie en copropriété. Découvrez ce que la loi permet, ce que les syndicats de copropriété peuvent imposer et comment ces nouvelles réglementations affectent les propriétaires et les locataires.

  • Réglementations au Québec : Ce que dit la loi en 2025 :

Au Québec, la location à court terme est encadrée par la Loi sur l’hébergement touristique. Si vous souhaitez louer votre logement via Airbnb, Vrbo ou d’autres plateformes similaires, voici ce que vous devez savoir :

  • Obligation d’attestation de classification auprès de la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ).
  • Location limitée aux résidences principales (impossible pour les logements secondaires).
  • Affichage obligatoire du numéro d’attestation sur toutes les annonces en ligne.
  • Sanctions sévères en cas de non-respect : amendes allant de 1 000 $ à 100 000 $.

Bon à savoir : Un syndicat de copropriété peut interdire totalement la location à court terme via sa déclaration de copropriété. De nombreux immeubles adoptent cette règle pour préserver la tranquillité des résidents permanents.

  • Nouvelle réglementation à Montréal : Airbnb interdit en 2025 :

Face à l’explosion des logements transformés en hébergements touristiques, Montréal a adopté une interdiction stricte de la location à court terme en dehors des périodes spécifiques.

  • Ce qui change en 2025 :
  • Interdiction totale de louer sur Airbnb en dehors de la période estivale.
  • Location permise uniquement du 10 juin au 10 septembre.
  • Obligation d’obtenir un permis municipal (300 $) pour louer pendant cette période.
  • Amendes dissuasives :
  • 1 000 $/nuit pour les particuliers en infraction.
  • 2 000 $/nuit pour les entreprises exploitant illégalement un logement.
  • Pourquoi cette interdiction ?
  • Lutter contre la pénurie de logements locatifs en ville.
  • Réduire les nuisances pour les copropriétaires (bruit, allées et venues fréquentes).
  • Protéger le marché immobilier résidentiel et empêcher la spéculation.

Impact sur les copropriétés : Les syndicats de copropriété peuvent s’appuyer sur cette réglementation pour renforcer leurs propres restrictions et éviter les problèmes liés aux locations temporaires. 🔗 Lire l’annonce officielle de la Ville de Montréal

  • Impacts de la location à court terme en copropriété :

Bien que la location à court terme puisse être une source de revenus pour certains propriétaires, elle engendre plusieurs défis pour la gestion des immeubles :

  • Sécurité et accès aux parties communes :
  • Des visiteurs temporaires inconnus dans l’immeuble peuvent poser des risques de sécurité.
  • Difficile de contrôler l’accès aux entrées, ascenseurs et espaces communs.
  • Nuisances pour les copropriétaires :
  • Bruits excessifs : fêtes, allées et venues nocturnes.
  • Problèmes d’entretien : hausse de la saleté et de la dégradation des installations.
  • Manque de respect des règlements de copropriété par des locataires de passage.
  • Hausse des coûts de gestion :
  • Entretien accru des parties communes (ascenseurs, halls, stationnements).
  • Assurances plus élevées en raison du risque accru de sinistres.
  • Risque de conflits et de plaintes récurrentes entre résidents.
  • Comment les syndicats de copropriété peuvent encadrer Airbnb ?

Pour éviter les conflits et protéger la tranquillité des copropriétaires, un syndicat peut imposer des restrictions strictes :

✔️ Interdiction totale de la location à court terme via le règlement de copropriété.

✔️ Durée minimale de location (ex. : interdiction des locations de moins de 6 mois).

✔️ Sanctions pour les contrevenants : amendes internes et signalement aux autorités.

✔️ Contrôle de l’accès à l’immeuble pour éviter les allées et venues incontrôlées.

  • Conseil aux copropriétaires : Consultez toujours votre déclaration de copropriété avant de proposer votre logement sur une plateforme de location à court terme.
  • Faut-il interdire complètement Airbnb en copropriété ?
  • Avantages de la location à court terme :
  • Revenus supplémentaires pour les propriétaires.
  • Valorisation du bien immobilier dans certaines zones touristiques.
  • Inconvénients et risques :
  • Conflits fréquents avec les autres résidents.
  • Risque d’illégalité si la copropriété ou la ville interdit la location.
  • Diminution de la valeur des unités dans les immeubles où Airbnb cause des nuisances.

Solution idéale : Un équilibre entre les droits des propriétaires et la protection des résidents permanents.

  • Conclusion : Ce qu’il faut retenir sur Airbnb en copropriété en 2025 :

La réglementation se durcit : Montréal interdit Airbnb toute l’année sauf en été.

  • Les syndicats peuvent interdire les locations à court terme dans leur immeuble.
  • Les copropriétaires doivent vérifier les règlements avant de louer leur logement.
  • Un juste équilibre est nécessaire entre rentabilité et qualité de vie en copropriété.

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